À propos de LabTrax
LabTrax accompagne un étudiant depuis le dépôt de sa candidature jusqu'à la création de son entreprise. Entre les deux, 11 étapes, trois instances collégiales et un principe : chaque décision doit rester démontrable des années plus tard.
Le dispositif
Le diplôme-startup permet à un étudiant de faire reconnaître son projet d'entreprise comme travail de fin d'études, puis d'obtenir sa labellisation et de créer sa société. LabTrax en tient le registre pour Université pilote (TEST) : les candidatures, les délibérations, les livrables, les soutenances et les actes délivrés.
Le logiciel ne remplace aucune décision humaine. Il enregistre qui a décidé quoi, à quelle date, et sur quel fondement — et il refuse de laisser franchir une étape dont les conditions ne sont pas réunies. C'est tout ce qu'on lui demande, et c'est déjà beaucoup : la valeur d'un diplôme tient à la traçabilité de ce qui l'a précédé.
Un projet peut être porté par plusieurs étudiants — jusqu'à six — qui le soutiennent ensemble. Ils sont membres à égalité : le projet est commun, et chacun reçoit néanmoins ses propres actes, à son nom.
Ce que l'établissement garde chez lui
L'instance est souveraine. Les dossiers, les noms, les notes et les procès-verbaux vivent sur le serveur de l'établissement et n'en sortent pas. Aucun service extérieur n'est appelé pour afficher une page : la mise en forme elle-même est embarquée.
Un seul canal sort, et il ne transporte que des nombres : combien de dossiers, combien de soutenances, combien de diplômés. Aucun nom, aucune adresse, aucune note individuelle. Et un compteur portant sur moins de 5 personnes n'est pas transmis du tout — car sur une promotion de douze étudiants, « un dossier rejeté » désigne quelqu'un.
Ce que LabTrax ne fait pas, délibérément
Il ne supervise pas l'établissement : la pépinière déclare les universités et leur remet leur droit d'usage, elle n'ouvre aucun accès chez elles. Il n'accorde pas le label — celui-ci se demande sur le portail du ministère, et LabTrax se contente d'enregistrer la date de la demande et celle de la réponse. Il ne calcule aucune moyenne et n'invente aucune note.
Enfin, il ne s'arrête jamais de lui-même. Une licence expirée est signalée sur chaque écran, mais elle n'interrompt rien : couper un service qui porte des dossiers d'étudiants pour un différend administratif ferait payer l'étudiant.
L'auteur
Dr Hamid MADANI — docteur en médecine générale et en ophtalmologie ; ingénieur en informatique et recherche opérationnelle, diplômé du CNAM de Paris ; titulaire d'un master de recherche en bio-informatique de Paris 13. Ces titres ont obtenu leurs équivalences auprès du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
C'est de ce croisement — la médecine d'un côté, l'ingénierie logicielle et la recherche opérationnelle de l'autre — que LabTrax est né. Un praticien sait ce qu'un dossier engage ; un ingénieur sait ce qu'une donnée devient. Le logiciel porte les deux exigences : rendre le travail de l'établissement plus simple, sans jamais lui faire perdre la maîtrise de ce qu'il détient.
LabTrax est développé en Algérie, à Mostaganem, et repose sur une bibliothèque de composants souverains conçue et maintenue par son auteur. Aucune brique ne dépend d'un service étranger pour fonctionner.
Contact : drmdh@msn.com · Mostaganem, Algérie · site de l'auteur : www.amia.fr