Guide d'utilisation
Ce guide suit l'ordre réel des choses : on y entre par une candidature, on en sort par une entreprise. Chaque étape indique qui agit, ce qu'il lui faut, et ce qui l'empêcherait d'avancer.
Le parcours, étape par étape
Le parcours compte 11 étapes. Elles se franchissent dans l'ordre, et jamais à reculons : un dossier n'est pas renvoyé en arrière, il reste où il est jusqu'à ce que la condition manquante soit remplie. Quatre étapes seulement sont conditionnées — les autres se franchissent dès que le travail est fait.
Le dossier vient d'être déposé et son adresse électronique n'est pas encore confirmée. Rien ne peut avancer tant que le candidat n'a pas cliqué sur le lien qu'il a reçu : c'est ce geste, et lui seul, qui prouve que l'adresse lui appartient.
La candidature est complète et attend d'être examinée. Elle comporte un intitulé de projet et un exposé des motifs, saisis par le candidat lui-même, sans qu'aucun compte lui ait été créé au préalable. D'autres étudiants pourront rejoindre le projet ensuite, sur invitation.
La commission d'admission est saisie. Ses membres consultent le dossier, puis votent. Le vote est imputé au siège, jamais à la personne : c'est ce qui permet, des années plus tard, de démontrer qui siégeait sans avoir à retrouver un courrier.
La commission a retenu la candidature. Sa décision devient opposable au moment où le procès-verbal est scellé, et le candidat en est informé aussitôt.
L'attestation d'admission est délivrée. Elle porte un code de vérification : quiconque la reçoit peut en contrôler l'authenticité sur le site de l'université, sans avoir à téléphoner à personne.
L'équipe suit les formations d'accompagnement. Chaque membre s'y inscrit lui-même — l'inscription vaut pour tout le projet — et chacun scanne son propre badge. Elles sont complémentaires : une formation manquée ne l'arrête pas, mais les formations suivies figureront à son dossier et seront mises en avant le jour de la soutenance.
La commission du preuve-de-concept examine la faisabilité du projet. Si elle donne son accord, le prototypage commence. Si elle refuse, le dossier ne recule pas : il reste à cette étape, et la commission sera saisie à nouveau, éventuellement après une formation de remise à niveau.
L'étudiant mène de front le prototype, le modèle économique et le plan d'affaires : les trois co-évoluent, car ce que le prototype révèle oblige à réadapter les deux autres. Chacun se dépose, se révise et s'accepte séparément, autant de fois qu'il le faut ; seul l'encadrant accepte, et un livrable accepté peut être rouvert sur motif. L'établissement choisit si l'ordre prototype → modèle → plan s'impose au dépôt. Le dossier ne quitte cette phase que lorsque les trois sont acceptés : c'est ce qui ouvre la programmation de la soutenance.
Les trois livrables étant acceptés, la date de soutenance peut être fixée. C'est aussi le moment où le jury de cette soutenance est constitué, puis nommé.
La soutenance a eu lieu. Le jury délibère, la note est enregistrée, et le procès-verbal est scellé. Aucun acte officiel ne sortira avant ce scellement.
Les étudiants sont diplômés. Le projet est commun, mais le titre est personnel : chaque membre de l'équipe reçoit son diplôme, à son nom, et chacun porte son code de vérification.
Qui fait quoi : les rôles attribués
6 rôles se distribuent depuis l'écran des permissions. Ils décrivent des métiers, pas des personnes : une même personne peut en cumuler deux, et un rôle peut n'être tenu par personne pendant un temps sans que le dispositif s'arrête.
- admin-univ — undefined permission(s)
- L'administrateur de l'instance. Il crée les comptes du personnel, distribue les rôles et surveille la licence. Il n'instruit aucun dossier et ne siège nulle part : administrer l'outil et décider du sort d'un étudiant sont deux métiers, et les confondre dans un même compte reviendrait à s'autoriser soi-même.
- direction-univ — undefined permission(s)
- La direction de l'université. Elle scelle les procès-verbaux, ce qui rend les décisions opposables, et délivre les actes officiels. C'est la signature de l'établissement.
- direction-hadhinat — undefined permission(s)
- La direction de la pépinière. C'est le rôle le plus large, parce qu'il porte l'accompagnement : ouvrir un dossier, composer les instances, désigner les encadrants, tenir le catalogue de formations, ouvrir les séances et rédiger les projets de procès-verbaux.
- scolarite — undefined permission(s)
- Le service de la scolarité. Il enregistre les dossiers, marque les présences, fixe les dates de soutenance, consigne les notes et délivre les attestations. C'est le travail quotidien du dispositif.
- formateur — undefined permission(s)
- Le formateur. Il ouvre sa séance, scanne les badges à l'entrée et consulte les présences de son cours. Rien d'autre : il n'a accès ni aux dossiers, ni aux délibérations.
- encadrant — undefined permission(s)
- L'encadrant. C'est un enseignant — souvent formateur par ailleurs — qui suit les travaux d'un dossier et statue sur SES livrables : il accepte le prototype, le modèle économique ou le plan d'affaires, ou en demande la révision. Sa portée est étroite à dessein : il ne fait pas avancer le dossier et ne se désigne pas lui-même. C'est la structure porteuse qui le désigne, périmètre par périmètre, et le logiciel refuse un avis venu d'un autre que le désigné.
Les rôles qui ne s'attribuent pas
Trois qualités n'apparaissent dans aucune liste de rôles, et c'est le point le moins intuitif du modèle : elles découlent d'un fait. Les attribuer à la main reviendrait à pouvoir donner le droit de voter à quelqu'un qui ne siège pas.
- Étudiant
- Est étudiant quiconque est MEMBRE d'un dossier. Le rôle n'est pas donné : il naît du dépôt de la candidature, ou d'une invitation acceptée. Celui qui a déposé n'a aucun droit que les autres n'aient pas.
- Encadrant
- Est encadrant la personne DÉSIGNÉE sur un dossier précis. Elle peut accepter les livrables de cet étudiant-là, et d'aucun autre. Le droit ne suit pas la personne, il suit la désignation.
- Membre d'une instance
- Est membre d'une commission ou d'un jury quiconque détient un MANDAT ACTIF sur l'un de ses sièges, à la date de la séance. On ne coche pas une case « membre du jury » : on nomme quelqu'un sur un siège, et le droit de voter en découle.
Les instances collégiales et leurs sièges
Un siège représente un organisme ou une fonction, jamais une personne. Une personne occupe un siège par un mandat, qui porte une date de début et, le jour venu, une date de fin. Révoquer un mandat n'efface rien : le procès-verbal signé il y a deux ans continue de nommer celui qui siégeait alors.
Commission de labellisation
Elle examine les candidatures et prononce l'admission au dispositif.
Règle de décision : 3 voix pour. Quorum : 4 siège(s) présent(s).
- Rectorat
- Vice-président
- CDE
- Centre de Développement des Entreprises
- Service IA
- Aucune précision de fonction.
- Service CATI
- Aucune précision de fonction.
- Service Hadhinat
- Structure porteuse du dispositif
- Les Œuvres Sociales (facultatif)
- Les Œuvres Sociales
Commission du POC
Elle juge la preuve de concept et donne, ou non, le feu vert au prototypage.
Règle de décision : 2 voix pour. Quorum : 2 siège(s) présent(s).
- Hadhinat
- Représentant de la Hadhinat
- Encadrement
- Formateur encadrant
- Prestataire externe (facultatif)
- Fournisseur de service — le cas échéant
Jury de soutenance (modèle)
Il n'est pas permanent : un jury est constitué pour CHAQUE soutenance à partir de ce modèle, puis complété si besoin.
Règle de décision : majorité simple. Quorum : 3 siège(s) présent(s).
- Président du jury
- Enseignant de rang magistral
- Encadreur
- Directeur des travaux
- Examinateur
- Aucune précision de fonction.
Le jury se constitue pour chaque soutenance
Les membres d'un jury varient d'une soutenance à l'autre : un rapporteur, un examinateur, parfois un industriel invité. Il n'existe donc pas de jury permanent. Pour chaque dossier, on constitue un jury à partir du modèle réglementaire, on y nomme les titulaires, et l'on ouvre seulement alors la séance.
L'ordre compte, et le logiciel le fait respecter. Programmer fixe la date ; ouvrir la séance fige l'assemblée. Nommer un membre après l'ouverture ne le ferait pas entrer : la séance lit les mandats tels qu'ils étaient à sa date. C'est ce qui rend le procès-verbal opposable, et c'est pourquoi l'écran refuse d'ouvrir tant qu'un siège obligatoire est vacant.
L'équipe d'un projet
Un projet peut réunir jusqu'à six étudiants, qui soutiennent ensemble. Ils sont égaux : celui qui a déposé le dossier n'a aucun droit que les autres n'aient pas. Le logiciel garde la trace du dépôt, mais n'en fait pas un chef.
On ajoute un membre par son adresse électronique. Il reçoit un lien personnel, complète ses informations, retire son badge, et suit alors le projet et ses formations. Tant qu'il ne l'a pas fait, l'écran le dit — sinon on le croirait prêt alors qu'il n'a pas de badge, et il compterait absent au premier cours.
Le projet est commun, mais le titre est personnel : chaque membre reçoit son attestation d'admission et son diplôme, à son nom. Un seul acte « au projet » laisserait cinq personnes sans rien à produire devant une banque ou un employeur.
L'équipe se fige dès que la soutenance est programmée : le procès-verbal nommera ses membres, et en ajouter un après coup ferait signer un acte au nom de quelqu'un qui n'y était pas. Un départ, lui, ne s'efface pas — il se date.
La labellisation, qui court à côté du parcours
La demande de label ne se situe pas après le diplôme : elle part dès que les trois livrables sont acceptés — prototype, modèle économique et plan d'affaires — car c'est ce dossier-là que reçoit le ministère. C'est exactement le moment où la soutenance peut être programmée : les deux chemins avancent donc en même temps.
Un projet peut ainsi être « en attente de soutenance » et « label demandé » le même jour, ce qu'une suite d'étapes rendait impossible. La demande, la réponse et l'immatriculation sont des faits datés, avec la date portée au document reçu — jamais celle de la saisie.
Si le label revient à temps, il se présente à la soutenance au même titre que les livrables. Il n'est pas produit par l'étudiant — il l'obtient — et l'écran le distingue pour cette raison. Un refus se consigne comme un octroi : le taire laisserait croire à une demande sans réponse, et personne ne saurait s'il faut relancer.
La présence en formation
On inscrit un projet, donc toute son équipe, et en un seul geste — un membre peut le faire lui-même depuis son espace, sans passer par la scolarité. Les formations étant complémentaires, faire dépendre l'inscription d'un tiers ajouterait un délai que rien ne justifie.
Chaque étudiant dispose d'un badge personnel, présenté à l'entrée de la salle et scanné par le formateur. Le relevé qui en résulte est exact, mais il ne conditionne rien : les formations sont complémentaires, et une absence n'interrompt aucun parcours. Elle se lit à la soutenance, où l'assiduité vient appuyer le dossier.
La vérification des actes
Chaque attestation et chaque diplôme portent un code de vérification. En le saisissant sur le site de l'université, un employeur ou une administration contrôle l'authenticité du document sans avoir à joindre qui que ce soit — et sans que l'université ait à confirmer par téléphone une information qu'elle a déjà signée.